Maires de la municipalité

1921-1923

Joseph Brosseau

1923-1929

Léon Lyrette

1929-1954

Arthur Branchaud

1954-1977

Jean-Claude Branchaud

1977-1987

Gabriel Pilon

1987-1991

Marcel Hubert

1991-1997

Neil Brennan

1997-2003

Joel Branchaud

2003-2013

Armand Hubert

2013 à aujourd’hui

Julie Jolivette


Remarque
: En 1929, commence l’air des Branchaud, une famille qui a laissé sa marque à Bois-Franc et dans la Vallée-de-la-Gatineau. Arthur Branchaud fut maire élu sans opposition et demeure en poste jusqu’à son décès. Plusieurs Branchaud ont pris place à ce poste durant les années. Des hommes appartenant aux grandes familles de la municipalité ont pris place à ce siège.

En 2013, pour une première fois, une jeune femme a pris le rôle de mairesse, Julie Jolivette qui avait l’âge de 38 ans lors de son élection. Il fallait faire sa place dans un monde qui est encore en grande majorité d’homme aujourd’hui.

La municipalité a toutefois atteint la parité lors de l’élection 2017 avec un conseil de trois femmes et trois hommes.

Population

Année

Habitants

1886

257

1991

437

1996

425

2001

422

2006

449

2011

447

2016

421

2018

447

Église : les grandes dates

1879

Début de la mission

1911

Construction de l’église actuelle

1915

Ouverture des registres

1915

Érection canonique par Mgr. Brunet

1935

Érection canonique par Mgr. Limoges

1944

Arrivée des sœurs du Sacré-Cœur

Église : les desservants

1879-1885

Laurent Simonet

1885-1890

Servule Dozois

1890-1891

Jean-Marie Pian

1891-1892

Armand Laniel

1892

Pierre Deguire

1892-1896

Odillon Chevrier

1896-1899

Omer Desjardins

1899-1901

Napoléon Forget

1901-1906

Étienne Guinard

1906-1909

Gédéon Bellemare

1909-1912

Henri Gervais

1912-1913

Aldéric Robert

1913-1915

Irénée Chabot

1915-1924

Joseph Gravelle

1924-1935

Alfred Martel

1935-1948

Hermane Lassonde

1948-1949

Donat Guay

1950-1960

Lionel Normand

1960-1965

Clovis Boisvert

1965-1976

Rosaire Richer

1976-1984

Jean-Guy Paré

1984-1987

René Brault

Auguste Legault  co-responsables

1987-1988

Auguste Legault

Gérard Lambert co-responsables

1989-1990

Auguste Legault

Ernest Brault co-responsables

1991

Gérard Lambert

1992-1995

Gilbert Bélanger

1996-1997

Gilbert Bélanger

André Desjardins co-responsables

1998

Jacques Legault

Louis-Gilles Bélanger

André Desjardins

1999-2005

Gilbert Patry

Gaston St-Onge

Michel Legros

Guy Fortin

Eugène Lapointe

2006-2014

Gilbert Patry

Robert Grondin

Eugène Lapointe

2015 à aujourd’hui

Sylvain Desrosiers

Co-responsables :

Jean-René Sirois (2015-16)

Germain Bashirahishize (2017)

Jean-François Roy (2018….)

Trois arbres nobles ont donné son nom à la municipalité de Bois-Franc tels que l’être, l’érable et le chêne. Des arbres de mesures gigantesques. Cette forêt majestueuse attire la compagnie Gilmour, qui y implante son chantier, en 1860.

La municipalité de Bois-Franc fut créée le 17 novembre 1920 dans le cadre d’un fractionnement du territoire du canton d’Egan qui regroupait alors les territoires actuels des municipalités de Bois-Franc et d’Egan Sud et le territoire de l’ancienne municipalité de Montcerf, qui aujourd’hui est fusionné avec Lytton.

Le canton d’Egan avait également déjà englobé le territoire de Lytton, qui s’en était détaché en 1909.

Église

Les messes ont été célébrées dans les maisons privées dans les années 1875.

La population progresse lentement. Le père Simonet, desservant la petite colonie, ouvre les registres en 1879. Il fait entreprendre en 1883 la construction d’une chapelle d’une grandeur de 25 X 36 pieds entre le premier et le deuxième rang du canton.

Mgr. Duhamel procède à sa bénédiction lors de sa visite pastorale mais ne peut y célébrer la messe car la construction est trop peu avancée. Avec l’aide financière du gouvernement, la chapelle est terminée et utilisée comme école durant la semaine. Elle a servi à ces deux fonctions pendant deux décennies. Lorsque la grande église fut construite, la petite chapelle servit uniquement d’école.

eglise 605 01

En 1910, les habitants entreprennent la construction d’une église plus grande sur des terrains cédés par Déa D’amour et Antoine Branchaud. Confié au patronage de Saint-Boniface, elle est bénie par Mgr. Gauthier d’Ottawa en septembre 1911. Avec la subdivision du diocèse d’Ottawa, la mission se retrouve dans le diocèse de Mont-Laurier.

eglise 605 02

École

La première école du village a ouvert ses portes en 1888 et ses premiers élèves ont été accueillis par l’institutrice Hélène Hébert.

Deux ans plus tard, elle était détruite par un incendie et les cours furent donnés à la petite chapelle, qui servit uniquement d’école lorsque la grande église fut construite. Celle-ci fut aussi proie des flammes en 1940 et il fallut près de quatre ans avant d’avoir une nouvelle école dans le village.

Les enfants de Bois-Franc pouvaient également fréquenter l’école de rang de Grand-Remous, construite en 1917 et opérée jusqu’en 1956, ainsi qu’une classe ouverte dans le rang de la rivière Joseph, en 1935, dans une salle offerte par Jean-Baptiste Côté.

La classe de 1939 dans le rang de la rivière Joseph

De gauche à droite, première rangée : Armand Lyrette, Marie Langevin, Aurèle Lyrette et Fleurette Côté. Deuxième rangée : Hector Côté, Florestine Lyrette, Célestin Côté, Lucia Lyrette, Damas Lyrette et Gilbert Côté. Troisième rangée : Florida Lyrette, le curé Lassonde, l'institutrice Evelyne Baker, Martah Côté et Aline Côté.

Commerce et industrie

La scène commerciale a été marquée depuis les débuts de la municipalité par la famille Branchaud, qui a opéré un magasin général depuis 1912.

Acquis par Antoine Branchaud et son fils Joseph puis repris par la relève, Arthur, à la suite au décès de son père en 1920.

La relève se continua avec Jean-Claude qui développa le magasin de meubles, bien connu sous le pseudonyme du « coq des prix » et qui s’est transformé au fil du temps et avec l’aide de ses enfants en chaine de magasin de meubles dont le siège social resta en région, à Maniwaki.

Quelques petits et moyens commerces s’y sont établis avec le temps.

À la fin des années 90, l’usine Louisiana Pacifique s’installe dans la municipalité de Bois-Franc. Cette industrie forestière engage près de 200 personnes. Avec son arrivée, la municipalité a créé une nouvelle vocation au terrain limitrophe pour en faire une zone industrielle.

Sources et références

Conquérants sans gloire, par Georgette Branchaud, Denise Brosseau et Armelle Brosseau, 1989;
Un diocèse dans les cantons du Nord par Luc Coursol, 1988