Classe de 1939 dans le rang de la rivière Joseph
La classe de 1939 dans le rang de la rivière Joseph
De gauche à droite, première rangée : Armand Lyrette, Marie Langevin, Aurèle Lyrette et Fleurette Côté. Deuxième rangée : Hector Côté, Florestine Lyrette, Célestin Côté, Lucia Lyrette, Damas Lyrette et Gilbert Côté. Troisième rangée : Florida Lyrette, le curé Lassonde, l'institutrice Evelyne Baker, Martah Côté et Aline Côté.
L'histoire de la Municipalité de Bois-Franc
Antoine Branchaud et Rose Hébert
Antoine Branchaud et Rose Hébert, les ancêtres des Branchaud de Bois-Franc, décédés en 1884 et 1871. Ils sont les arrières-grands-parents de Jean-Claude Branchaud, le fondateur de Meubles Branchaud.

VALLEE-DE-LA-GATINEAU.NET – Trois arbres nobles ont donné son nom à la municipalité de Bois-Franc.

« Des hêtres énormes de 10 pieds de diamètre et d'une soixantaine de pieds de hauteur, de beaux érables et des chênes géants » qui peuplaient la forêt où la compagnie Gilmour venait d'implanter un chantier forestier, dans les années 1860, peut-on lire dans l’œuvre historique de Georgette Branchaud, Denise Brosseau et Armelle Brosseau, « Conquérants sans gloire – Histoire d’une paroisse de la Haute-Gatineau – Bois-Franc », publié en 1989.

Quelques années après l'arrivée de la compagnie Gilmour, les Pères Oblats célébrèrent les premières messes locales. C’était en 1878, dans la maison de Baptiste Stamet. Deux ans plus tard, le 9 mai 1880, un premier mariage est célébré, celui de Toussaint Céré et Lasite Desrivières.

En 1883, débute la construction d'une petite chapelle. Mais on manque d'argent et elle est dans un état si délabré que Mgr Duhamel, lors de sa première visite épiscopale, ne peut y célébrer. Mais il profitera tout de même de son passage pour laisser un don de 100 $ et donner un nom à la paroisse, qui s'appellera St-Boniface.

En 1886, la paroisse compte 257 habitants, 89 communiants et 32 familles catholiques, dont 29 canadiennes-françaises.

La petite chapelle, qui a servi d'église et d'école pendant plus de deux décennies, est devenue trop petite au début du 20e siècle. En 1909 commence la construction d'une nouvelle église qui sera complétée l'année suivante et qui reçoit encore aujourd'hui les fidèles.

Les Oblats desservir Bois-Franc jusqu'en 1915, année à partir de laquelle la paroisse a eu un prêtre résident. Le premier fut Joseph Gravelle, qui officia jusqu'en 1924. Il fut par la suite curé de Messines et il a été enterré au cimetière de cet endroit lorsqu'il est décédé en 1949.

La paroisse a perdu son dernier prêtre résident en 1976. Depuis ce temps, elle a été desservie par les prêtres de Montcerf puis de Maniwaki.

Écoles

La première école du village a ouverte ses portes en 1888 et ses premiers élèves ont été accueillis par l'institutrice Hélène Hébert. Deux plus tard, elle était détruite par un incendie et les cours furent ensuite donnés à la petite chapelle, qui servit uniquement d'école après la construction de l'église en 1910.

La vieille chapelle fut elle aussi détruite par un incendie, en 1940, et il fallut attendre près de quatre ans avant d'avoir une nouvelle école dans le village.

Les enfants de Bois-Franc pouvaient également fréquenter l'école du rang de Grand-Remous, construite en 1917 et opérée jusqu'en 1956,, ainsi qu'une classe ouverte dans le rang de la rivière Joseph en 1935, dans une salle offerte par Jean-Baptiste Côté.

La municipalité

La municipalité de Bois-Franc a été créée le 17 novembre 1920 dans le cadre d'un fractionnement du territoire du canton d'Egan qui regroupait alors les territoires actuels des municipalités de Bois-Franc et d'Egan-sud et le territoire de l'ancienne municipalité de Montcerf.

Le canton d'Egan avait également déjà englobé le territoire de l'ancienne municipalité de Lytton, qui s'en était détachée en 1909.

Le premier maire été Joseph Brosseau, en 1921 et 1922. Puis Léon Lyrette a assumé cette tâche jusqu'en 1928.

En 1929 commence l'ère des Branchaud, une famille qui a laissé sa marque à Bois-Franc et dans la Vallée de la Gatineau. Arthur Branchaud est élu sans opposition et demeure en poste jusqu'à son décès, en 1954, sans que jamais un adversaire ne lui ait fait la lutte pour ce poste.

Jean-Claude-Branchaud succède à son père, en l'emportant sur Aimé Charron à l'occasion d'une première élection à la mairie en plus de 25 ans. Il demeurera en poste jusqu'en 1977, toujours réélu sans opposition.

Et son successeur, Gabriel Pilon, a lui aussi été élu sans opposition.

Bois-Franc aura vécu une seule élection à la mairie sur une période de plus de 60 ans, entre ses débuts et la fin du 20e siècle.

De 1954 jusqu'à l'aube des années 1990, la municipalité n'a en fait connu aucune élection, tous les maires et tous les conseillers ayant toujours été élus par acclamation.

Le président de Meubles Branchaud, Joël Branchaud, le fils de Jean-Claude, a lui aussi été maire, avant les mandats de l'actuel maire Armand Hubert.

Le magasin général des Branchaud

La scène commerciale locale a été marquée depuis les débuts de la municipalité par la famille Branchaud, qui y a opéré un magasin général depuis 1912.

Le magasin avait été acquis par Antoine Branchaud et son fils Joseph. Plus tard, Arthur Branchaud prendra la relève de son père décédé en 1920.

Le vieux magasin sera remplacé en 1955 par nouvel édifice qui sera opéré jusqu'en 1976, avant d'être détruit par un incendie.

Après Arthur, la relève avait été assurée par Jean-Claude Branchaud, qui entreprit le développement de Meubles Branchaud, bien connu sous le pseudonyme du « Coq des Prix » et qui s'est transformé avec les années en une chaine de magasins de meubles dont le siège social est à Maniwaki et qui compte des succursales, à Gatineau, à Mont-Laurier, à Buckingham, à Mont-Tremblant, à Val d'Or et à Amos.

Texte © Sogercom.com

Sources et références :
Conquérants sans gloire, par Georgette Branchaud, Denise Brosseau et Armelle Brosseau, 1989.




Conditions d'utilisation    /    Tous droits réservés © Municipalité de Bois-Franc
Réalisation : Sogercom.com   /   Hébergement : Portail de la Vallée de la Gatineau